Xavier Bertrand dénonce « un assassinat prémédité » après l’annonce de la fermeture de l’usine Bridgestone à Béthune

18:08 - 16 septembre 2020
Géraud Lefebvre

Elus et syndicaux ont pris la parole tout au long de cette journée après l'annonce de la fermeture de l'usine Birdgestone à Béthune.

Le président de la région Hauts-de-France, le maire de Béthune, la députée de la circonscription Béthunoise ainsi que les représentants syndicaux se sont réunis sur le site de Bridgestone à Béthune ce mercredi après l’annonce de la fermeture de l'usine de fabrication de pneus. Cette dernière pourrait intervenir à partir du « deuxième trimestre 2021 » d’après la direction qui a informé les salariés de cette décision lors d’une réunion extraordinaire du comité social et économique ce mercredi matin. Elle envisageait « la cessation totale et définitive de l'activité de l'usine de Béthune » puisque cette dernière serait moins performante d’après le groupe. La direction invoquerait une surcapacité de production en Europe et la concurrence des marques asiatiques à bas coûts. 863 emplois sont menacés. Elle assure vouloir limiter le nombre de licenciements grâce à des mesures de pré-retraite, de reclassement interne ou externe des salariés.

Un coup de massue pour les syndicats

« On avait quelques craintes », se désole Jean-Luc Ruckebusch, secrétaire syndical CGT de l’usine de Bridgestone à Béthune. « L’arrêt de production de Bridgestone a été annoncé aux salariés et apparemment il n’y aura rien derrière ! On espère un plan social par la suite car il y a 863 salariés sur le site. Cela va faire du mal à l’économie du Béthunois. La situation sanitaire a accéléré la fermeture mais on a privilégié la rentabilité sur le social. »

Xavier Bertrand promet des années de procédure si Bridgestone persiste dans cette voie

« Il y a une possibilité de changer la donne, Bridgestone doit renoncer à son projet de fermeture et accepter de se mettre autour d’une table pour discuter d’un projet d’investissement sur ce site », a annoncé Xavier Bertrand présent ce mercredi après-midi. « Les collectivités locales mettront aussi de l’argent à condition que l’entreprise arrête de produire des petits pneus, car cela ne se vend plus. S’il y a un véritable investissement, elle deviendra plus productive. Dans les jours qui viennent, il y aura une réunion avec le gouvernement, les élus, les représentants du personnel et les dirigeants de Bridgestone ». Le président des Hauts de France, Xavier Bertrand, a promis des années de procédure si Bridgestone persiste dans cette voie. Il dénonce « un assassinat prémédité ». 

Un soutien total des élus locaux et du gouvernement qui est apprécié par le CSE de Bridgestone

Christian Duchateau Secrétaire adjoint du CSE Bridgestone Béthune (comité social et économique) s’est dit « rassuré » d’avoir le soutien total des élus locaux et du gouvernement pour essayer de sauver l’usine de Béthune. Il a également déclaré qu'une consultation au plus haut niveau à Bruxelles sera programmée rapidement pour essayer de trouver une solution. « La fermeture de cette usine emblématique du Béthunois est le résultat d’un sous-investissement sur le site. Un acte prémédité d’un grand groupe international », a également réagi Jean-Claude Leroy, président du conseil départemental du Pas-de-Calais. »

La CGT a appelé à un rassemblement ce jeudi devant l'usine Bridgestone à 10h30 d'après nos informations. 

 

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