Les épreuves du baccalauréat vont-elles se dérouler dans de bonnes conditions ?

16:46 - 14 janvier 2020
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L’intersyndicale dénonce, entres autres, l’organisation de ces épreuves comptant pour le « nouveau bac »

Les premières épreuves du baccalauréat débutent la semaine prochaine mais une intersyndicale d’enseignants a demandé au ministère de renoncer à ces examens. Dans le cadre de la réforme du bac, ces épreuves de contrôle continu s’adressent aux élèves de première et doivent se dérouler à partir du 20 janvier jusqu’à mi-mars. Elles comptent pour 30% de la note finale. Ensuite, une seconde session est organisée entre la mi-avril et la mi-juin. Les lycéens passeront des examens dans plusieurs matières : histoire-géo, 2 langues vivantes ainsi qu’en mathématiques pour la voie technologique. Le syndicat SNES – FSU, premier syndicat d’enseignant dans le secondaire, dénonce des problèmes d’organisation, des inégalités dans les conditions de passage et des différences de traitement entre les établissements.

Des professeurs qui dénoncent la réforme du baccalauréat

« Chaque établissement, chaque classe ou chaque élève n’aura pas le même sujet que son voisin. L’épreuve ne sera pas la même pour tous et ne se déroulera pas en même temps », affirme Odile Deverne, professeur au lycée Montebello de Lille et membre du syndicat SNES-FSU.  « Cela soulève un problème d’égalité et d’équité, le caractère national de l’examen est réduit à néant car le baccalauréat sera équivalent à ce que l’établissement scolaire vaudra. » poursuit-elle. L’intersyndicale dénonce également le fait que de nombreux sujets, proposés par la banque nationale de sujets, ne sont pas en adéquation avec les savoirs travaillés avec les élèves.

Des élèves perdus et déboussolés

Les élèves de première seront les premiers à tester ce « nouveau bac ». Histoire-géo, anglais, espagnol, allemand ou encore mathématiques pour certains, le programme de révision est bien chargé l Alors que la date des examens approchent, plusieurs élèves en filière STMG au lycée Blaringhem de Béthune sont loin d’être sereins. « Ce n’est pas bien organisé, on n’est pas assez informé et on dirait un bac blanc alors que ce sont des épreuves qui comptent pour les notes finales », s’inquiète Matéo. Même son de cloche pour Alix qui ne comprend pas pourquoi elle « a été prévenue  tardivement de la date des examens alors qu’ils se déroulent la semaine prochaine. Les professeurs ne savent pas nous renseigner sur le programme à réviser. Il y aura des conséquences sur nos épreuves la semaine prochaine. » Valentin, lui, espère obtenir rapidement sa « convocation » et  s’interroge sur les dates d’examen. « Je passe une épreuve le 24 janvier et certains de mes amis la passeront le 27 janvier dans un autre lycée. »

Vers un boycott des professeurs ?  

« On est fondamentalement contre ce système d’épreuve à l’interne et on demande le retour d’épreuves nationales identiques pour tous les candidats et qui se déroulent le même jour », s’indigne Odile Deverne. Des professeurs ont annoncé, sur les réseaux sociaux, leur intention de boycotter ces épreuves en ne les corrigeant pas. Jean-Michel Blanquer estime que « tout désordre » dans un établissement « sera nuisible aux élèves ». Le ministre de l’Éducation souligne qu’aucun préavis de grève n’a été déposé pour empêcher la tenue de ces épreuves.

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